GEMME LA FORÊT d'AQUITAINE

BP 2 - Route de Bélis

40420 LE SEN

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QUELQUES CHIFFRES REPÈRES

Concernant la production et la consommation de résine dans le monde...


On constate une migration de l’activité du gemmage au cours du temps.
Actuellement, les deux principaux exportateurs de térébenthine et colophane sont le Brésil et l’Indonésie
La consommation planétaire de résine est variable et avoisine plus d’un million de tonnes annuellement.

Le Brésil est devenu le leader mondial dans les exportations de térébenthine issues du gemmage avec 26 977 tonnes exportées en 2023.
La production brésilienne est issue de Pinus elliottii et de Pinus tropicalis alors que la production européenne est issue de Pinus pinaster.
L’Indonésie, quant à elle, est le leader mondial pour les exportations de colophane avec 129 615 tonnes en 2023.

La production de gemme à grande échelle au Brésil a débuté dans les années 1970 jusqu’à atteindre 65 000 tonnes au début des années 1980.
En 2014, le Brésil a produit 110 000 tonnes de gemme.
Cinq ans plus tard, en 2019, la production de résine a doublé et a atteint 220 000 tonnes.
Sur la même période, la production de résine en Chine est passée de 821 000 tonnes à 507 000 tonnes.

En 2022, le Brésil a exporté 23 000 tonnes de térébenthine vers l’Inde, la Chine, le Japon et les U.S.A. et il a exporté 54 000 tonnes de colophane vers la Chine, le Portugal, l’Espagne et la Turquie.

La même année, l’Indonésie a exporté 27 200 tonnes de térébenthine vers l’Inde, la Chine, le Japon et elle a exporté 106 000 tonnes de colophane vers la Chine, l’Inde, le Japon et le Pakistan.

La Chine était le plus grand exportateur mondial de colophane.
Cependant, avec son industrialisation rapide et le développement de sa chaîne de transformation de la colophane, ses exportations ont diminué et elle est devenue progressivement importatrice de cette matière première sur le marché international.



En Europe, les industries consommatrices de résine sont à 90 % dépendantes de l’importation.
L’Europe importe et consomme 325 000 tonnes soit plus de 25 % des besoins mondiaux, avec un bond de plus de 50 % de sa consommation ces dernières années.

L’Espagne et le Portugal, seuls pays européens continuant à récolter la résine, ont une production, certes marginale, mais en progression. Ainsi l’Espagne a plus que doublé sa production passant à 20 000 tonnes ces dernières années. Cela n’aurait pas été possible sans un ambitieux programme (SUST FOREST) de relance du gemmage soutenu par les fonds européens du FEDER.
Plus modestement, le Portugal, bien que très touché par les incendies et les maladies (arrivée du nématode), reste cantonné aux environs de 6 à 8 000 tonnes.

Quoi qu’il en soit, sur un plan qualitatif, pour donner suite aux conclusions des divers travaux sur le sujet, il est avèré que la résine européenne (et notamment celle issue de nos forêts), dispose de caractéristiques potentiellement très intéressantes. Sa grande facilité de fractionnement en raison de sa forte composition en térébenthine et en colophane, en fait un produit de qualité recherché par les industriels.
Les rendements annuels par arbre peuvent être très différents suivant l’essence, le climat, la méthode de récolte, la nature du terrain, etc.


La France (1er producteur mondial dans les années 1930) a cessé de récolter depuis le début des années 1980.
La France est le 2ème importateur mondial de térébenthine (et produits dérivés) avec 26 000 tonnes importées en 2023.
Pour la colophane elle se situe au 15ème rang des importateurs avec 7 142 tonnes en 2023.

En Aquitaine
, actuellemement, pour répondre aux besoins d’une production locale en circuit court de 18 000 tonnes, en partant d’une densité moyenne (200 arbres à l’hectare), la surface nécessaire pour répondre à ce volume de résine serait de 36 000 hectares de pins matures (environ 40 ans).

Suite à la tempête KLAUS de 2009 en Aquitaine, cette densité a fortement chuté.
Actuellemement pour répondre aux besoins d’une production locale en circuit court de 18 000 tonnes, en partant d’une densité moyenne (200 arbres à l’hectare), la surface nécessaire pour répondre à ce volume de résine serait de 36 000 hectares de pins matures (environ 40 ans).


Le taux de térébenthine issu des expérimentations est d’environ 30%. Ce taux est relativement élevé par rapport à d’autres résines standard importées.
On peut penser qu’une densité de 200 pins par hectare, de 40 à 50 ans, contribuerait à un gemmage efficace et définirait les critères les plus importants.

Le modèle économique en vigueur en Espagne pour l'exploitation de la récolte de la résine est structuré autour de travailleurs independants revendant a des entreprises de 1ere distillation (séparation de l'essence de térébenthine et de la colophane). Le travail de ces gemmeurs reste un travail saisonnier avec environ 8 mois d'activité.
Ces travailleurs indépendants sont regroupés au sein de coopératives liées aux institutionnels (Junte de Castilla y Leon).
A contrario, le modèle économique optimum français se bâtirait sur une exploitation plus courte de la collecte (environ 4 mois d'activité).

Au Brésil, ce sont les industries de seconde transformation qui possèdent les usines de distillation et qui emploient des gemmeurs pour la récolte.

La gemme, matière première renouvelable et biosourcée, est assurément un fabuleux projet socio-environnemental pour le sud-ouest de l’Europe.